Thomas Edison allume la premiere ampoule le 31 décembre 1879

Laboratoire de Thomas Edison à Menlo Park équipé des premières ampoules électriques  Le 31 décembre 1879 dans son laboratoire de  Menlo Park dans le New Jersey,  Thomas Edison fait la première démonstration publique de la lampe à incandescence  En 1878,  lors d'une partie de pêche au lac Battle dans la Sierra Madre, Edison observe les fibres d'un morceau de bambou de sa canne à pêche), jeté au feu, briller sans se désintégrer. Cette observation lui inspire l'idée d'utiliser un filament fortement chauffé par un courant électrique à l'intérieur d'une ampoule hermétique, de laquelle on a enlevé l'air par une pompe à vide, pour produire de la lumière. En 1835 déjà, le principe de l'ampoule électrique avait été auparavant théorisé et expérimenté sans suite industrielle par l'Écossais James Bowman Lindsay. Le 31 décembre 1879, en rivalité directe avec l'Anglais Joseph Swan, Edison expérimente et brevète l'ampoule électrique à base de f

Le Pacte du Quincy le 14 Février 1945




L'image 
Cette photo a été prise le 14 février 1945, au cours d'une escale en Egypte du croiseur USS Quincy, de retour de la Conférence de Yalta. Elle décrit le moment précis où, à bord du croiseur Quincy, ancré sur le grand lac Amer du canal de Suez, le président des Etats-Unis d'Amérique Franklin Delanoo Roosevelt rencontre le roi d'Arabie Ibn Séoud, fondateur de l'Arabie saoudite.
Roosevelt lui fait les yeux doux depuis quelques années déjà, bien conscient et surtout bien informé de l'importance des fabuleux gisements pétroliers d'Arabie Saoudite !  Sont également présents sur le croiseur (mais pas sur la photo) l'empereur d'Éthiopie Hailé Sélassié 1er dont le pays est occupé par Mussolini et le roi d'Egypte Farouk.
Ce Pacte du Quincy va être durablement respecté, y compris en 1973, après la guerre du Kippour, lorsque les Séoudiens sabotent l’embargo de l’OPEP qu’ils n’ont pu empêcher.
Cette photo montre donc le début d'une alliance americano-saoudienne qui va durer plus de 60 années... avant d'être renouvelée en 2005 pour une nouvelle période de 60 années par le président Georges W. Bush et ce malgré les attentats du 11 septembre 2001 et l'implication des Séoudiens dans le terrorisme islamiste.
Cependant pour certains historiens et en particulier pour Henry Laurens : « Le pacte du Quincy est une légende urbaine qui résume à une seule entrevue plusieurs décennies de relations arabo-saoudiennes, bien plus complexes qu’on ne le pense de l’extérieur ». Il  affirme ainsi qu'en réalité, le président Roosevelt et le roi Ibn Saoud  n'ont pas ce 14 février 1945  évoqué la question du pétrole et que l'affaire était déjà réglée depuis longtemps, depuis 1943 notamment.

Les faits 
On connait pourtant clairement le contenu des discussions qui se sont tenues à bord du croiseur  USS Quincy pendant trois journées et on sait que c'est à l'insu des Britanniques que cette rencontre du 14 février a eu lieu.
On sait qu'au cours de la discussion, Roosevelt et Ibn Séoud ont débattu de la colonisation juive en Palestine, Roosevelt tentant d’obtenir l’appui du roi pour la création d’un foyer national juif en Palestine.  Le débat dura deux jours et cet appui fut catégoriquement et obstinément refusé à  Rosssevelt.  Après ces deux jours de discussions vaines, ils abordèrent le sujet de l'avenir de la dynastie des Séoud et du pétrole arabe... " la question sérieuse " selon les méchantes langues ! C'est à ce moment là que se conclu le Pacte qui garantit à la monarchie saoudienne une protection militaire en échange d'un accès au pétrole.
Le fameux Pacte s’articule sur quatre points principaux :
1. La stabilité de l’Arabie saoudite est garantie comme faisant partie des « intérêts vitaux » des États-Unis qui assurent la protection inconditionnelle de la famille Séoud et celle du Royaume contre toute menace extérieure éventuelle.
2. La stabilité de la péninsule Arabique et le leadership régional de l’Arabie saoudite font aussi partie des « intérêts vitaux » des États-Unis.
3. En contrepartie, l'Arabie saoudite garantit l’essentiel de l’approvisionnement énergétique américain.
4. Le consortium  pétrolier ARAMCO (Arabian American Oil Co) créé quelques semaines auparavant, le 31 janvier 1944, bénéficie d'un monopole d'exploitation de tous les gisements pétroliers du royaume pour une durée de 60 ans... "au moins", aurait-il même été stipulé.
Les autres points portent sur le partenariat économique, commercial et financier saoudo-américain ainsi que sur la non-ingérence américaine dans les questions de politique intérieure saoudienne.

Sans douter que tout ceci se soit conclut en trois jours seulement à bord du croiseur Quincy, il se peut tout à fait que ce qui s'est passé sur le croiseur le 14 Février 1945 ne soit que la face visible de ce gigantesque iceberg caché que constituait la stratégie américaine au Moyen-Orient.
En effet, il faut se souvenir qu' il y avait déjà eu une rencontre au Caire deux années plus tôt, en novembre 1943, entre le même Roosevelt, alors sur le chemin de la Conférence de Téhéran, et plusieurs notables du monde arabe. C'est à l'issue de cette rencontre, dès son retour à Washington, que Roosevelt avait fait voter par le Congrès l'inscription de l'Arabie Saoudite sur la liste des nations bénéficiaires de la loi du « prêt-bail » destinée à financer l'effort de guerre contre le nazisme ! Le pétrole séoudien apparaît donc officiellement, dès 1943, comme un enjeu majeur de la guerre et donc de l'après-guerre, mais ce n'est pas tout !  Il faut aussi se souvenir qu'une concession d'exploitation avait été accordée aux Américains dès 1933 ; elle faisait suite à la découverte, en 1930,  d'un gisement pétrolifère par la CASOC (California Arab Standard Oil company) la seule compagnie américaine qui s'hasardait à faire des forages dans le sous-sol de l'Hassa (Arabie Saoudite) et dans la région de Dhamman, le long de la côte du Golfe Persique, region décrétée stérile par les compagnies britanniques. Dix ans plus tard, en 1943, assurés par plusieurs missions d'espionnages assez rocambolesques menées par de faux bedouins-prospecteurs, que les gisements du sous-sol saoudien étaient considérables, la CASOC deviendra purement et simplement ARAMCO !
C'était un bouleversement majeur car, à cette époque, les britanniques seuls étaient les maîtres du jeu au Moyen-Orient. Non seulement ils dominaient l'ensemble de la région du Golfe Persique depuis la chute des Ottomans en 1918 mais par la « clause de nationalité britannique », ils imposaient aux émirats locaux de n'utiliser que des sociétés britanniques pour mener leurs opérations commerciales et à fortiori leurs forages pétroliers !  Ils avaient  imposé cette clause à  tous les émirats locaux sauf... au royaume des Séoud qu'ils avaient volontairement laissé de côté pour la raison très simple qu'ils ne croyaient pas à la présence de pétrole dans son sous-sol !
L'intelligence stratégique de Roosevelt (à la tête de son pays sans discontinuer du 8 novembre 1932 au 7 novembre 1944)  fut d'avoir fait établir en secret la preuve de l'existence de pétrole dans le sous-sol du Hasa (Arabie Saoudite) lors de son premier mandat au début des années 30, d'en avoir exploité les bénéfices jusqu'à la fin de son dernier mandat !) et d'avoir capitalisé (si on peut dire!) sur  le ressentiment croissant d'Ibn Séoud vis à vis des britanniques qui avaient toujours méprisé et son sous-  sol et lui-même !
On connait la suite ...