Thomas Edison allume la premiere ampoule le 31 décembre 1879

Laboratoire de Thomas Edison à Menlo Park équipé des premières ampoules électriques  Le 31 décembre 1879 dans son laboratoire de  Menlo Park dans le New Jersey,  Thomas Edison fait la première démonstration publique de la lampe à incandescence  En 1878,  lors d'une partie de pêche au lac Battle dans la Sierra Madre, Edison observe les fibres d'un morceau de bambou de sa canne à pêche), jeté au feu, briller sans se désintégrer. Cette observation lui inspire l'idée d'utiliser un filament fortement chauffé par un courant électrique à l'intérieur d'une ampoule hermétique, de laquelle on a enlevé l'air par une pompe à vide, pour produire de la lumière. En 1835 déjà, le principe de l'ampoule électrique avait été auparavant théorisé et expérimenté sans suite industrielle par l'Écossais James Bowman Lindsay. Le 31 décembre 1879, en rivalité directe avec l'Anglais Joseph Swan, Edison expérimente et brevète l'ampoule électrique à base de f

Attentat de l'Observatoire le 15 octobre 1959



Les impacts de balles sur la Peugeot 403 du Sénateur de la Nièvre


L’épisode connu sous le nom de "attentat de l'Observatoire" est un attentat simulé mené contre François Mitterrand dans la nuit du 15 au 16 octobre 1959 à Paris, dans l'avenue de l'Observatoire, près du jardin du même nom.
Vers minuit trente, la Peugeot 403 de Mitterand alors sénateur de la Nièvre, ancien ministre de l'Intérieur de Pierre Mendès France, est criblée de sept balles. 
Les soupçons des enquêteurs s'orientent d'abord vers les partisans de l'Algérie française.  
Mitterand s'en sort indemne.
S'ensuit une controverse politique et judiciaire, appelée "l’affaire de l'Observatoire", à travers laquelle François Mitterrand, qui sera longtemps après futur president de la République à deux reprises,  est accusé d'avoir lui-même commandité l'attentat dans le but de regagner les faveurs de l'opinion publique. 
L'ancien député gaulliste puis poujadiste Robert Pesquet se présente six jours après l'attentat comme son complice, présentant des preuves de ses rencontres préalables avec Mitterrand. 
Ce dernier finit par admettre avoir rencontré Pesquet avant l'attentat. Aux dires de Pesquet, Mitterrand aurait été enthousiasmé à l'idée de se faire de la publicité par ce moyen, et aurait planifié l'opération en détail.
La version resta donc celle d'un attentat simulé à des fins publicitaires pendant toute la vie de François Mitterand.


Mais après la mort de ce dernier et de plusieurs autres protagonistes, Robert Pesquet fournit une explication, accréditée comme plausible par plusieurs proches de François Mitterrand.
Robert Pesquet explique ainsi, notamment dans un entretien inclus dans un documentaire télévisé de Joël Calmettes diffusé le 16 décembre 2005 sur la chaîne France 3, qu'il fut le seul instigateur de ce coup d'éclat destiné à éveiller l'opinion française sur la question algérienne et à discréditer Mitterrand qui avait cessé de soutenir l'Algérie française après la démission du gouvernement de Guy Mollet en 1957. Il décrit l'enthousiasme de Mitterrand pour une manipulation, qui, croit-il, va lui faire regagner les faveurs du public.
Il explique ainsi avoir dans un premier temps rencontré François Mitterrand à deux reprises pour lui faire part des intentions d'un groupe d'extrême droite (ce qui sera confirmé par Roland Dumas) dont Pesquet se disait proche, de commettre un attentat sur sa personne. Il profitait ainsi du climat en France tendu sur l'affaire algérienne qui faisait dans la même semaine la une des journaux avec l'annonce d'un « groupe de tueurs qui serait rentré en France », et l'assassinat d'un homme politique français en Algérie. Ce faisant, Robert Pesquet mit en garde François Mitterrand contre la révélation à la police de ce complot, affirmant craindre alors pour sa vie. Indiquant à François Mitterrand une soirée possible où l'attentat pourrait avoir lieu, il aurait recueilli alors des informations sur son itinéraire. Il décrit dans son livre la participation de Mitterrand à l'organisation du faux attentat er relate le dialogue suivant entre euMitterand et lui:


François Mitterand  - Jeudi soir, je dînerai chez Lipp avec Dayan. Vous vous présenterez à la porte un peu après minuit. Je sortirai aussitôt, monterai seul dans ma voiture, une 403 bleu nuit, immatriculée 9 ET 75. Vous me suivrez. Vous aurez quelqu’un avec vous ?
Robert Pesquet  -  Mon jardinier. C’est lui qui fera le carton.
F M. - Qu’est-ce que vous avez, comme arme ?
R.P  - Une Sten.
F. M - Méfiez-vous. On dit que ces engins ne sont pas fiables du tout.
R.P  - Je sais. Mais j’ai amplement eu, pendant la guerre, l'occasion de me familiariser avec leur fonctionnement… 

L'entretien de Robert Pesquet corrobore certains commentaires développés par Franz-Olivier Giesbert, qui considèrent notamment que la principale erreur de François Mitterrand est de ne pas avoir cru vraiment Robert Pesquet, sauf au dernier moment ; Franz-Olivier Giesbert note que le sénateur de la Nièvre n'a pas prévenu la police, ce qui lui aurait certainement évité tout ennui. D'autres pensent que l'attentat n'aurait jamais eu ce retentissement si Mitterrand avait porté plainte auprès de la police, mais qu'il n'avait pas assez confiance en celle-ci.

Plus récemment en 2015, un autre documentaire télévisé réalisé par François Pomès, et faisant notamment intervenir Georgette Elgey, Roland Dumas, Claude Estier, et Louis Mermaz, accrédite la thèse d'une manipulation orchestrée par Jean-Louis Tixier-Vignancour, avocat d'extrême droite, et Constantin Melnik, dont la participation reste floue. Dans cette version, Robert Pesquet n'aurait été que le moyen pour réaliser ce complot.


Blog de Jean-Jacques Handali