Thomas Edison allume la premiere ampoule le 31 décembre 1879

Laboratoire de Thomas Edison à Menlo Park équipé des premières ampoules électriques  Le 31 décembre 1879 dans son laboratoire de  Menlo Park dans le New Jersey,  Thomas Edison fait la première démonstration publique de la lampe à incandescence  En 1878,  lors d'une partie de pêche au lac Battle dans la Sierra Madre, Edison observe les fibres d'un morceau de bambou de sa canne à pêche), jeté au feu, briller sans se désintégrer. Cette observation lui inspire l'idée d'utiliser un filament fortement chauffé par un courant électrique à l'intérieur d'une ampoule hermétique, de laquelle on a enlevé l'air par une pompe à vide, pour produire de la lumière. En 1835 déjà, le principe de l'ampoule électrique avait été auparavant théorisé et expérimenté sans suite industrielle par l'Écossais James Bowman Lindsay. Le 31 décembre 1879, en rivalité directe avec l'Anglais Joseph Swan, Edison expérimente et brevète l'ampoule électrique à base de f

Mort de l'Homme au Masque de fer le 19 novembre 1703


L'homme au masque de fer, 

gravure anonyme, 1789.


La mort de ce mystérieux prisonnier, l'un des plus fameux de l'Histoire de France, vient en pleine lumière, douze années avant la fin du  règne de Louis XIV et constitue le point de départ de  "l'affaire". .Le mystère entourant l'existence de celui qui est connu sous le pseudonyme du Masque de fer, ainsi que les différents romans (puis films) dont il a fait l'objet, n'ont cessé d'alimenter les imaginations.
Des dizaines d' identifications ont été proposées depuis le 17e siècle (Francis Lacassin en a compté 48).  La plus connue, portée par Voltaire , est celle qui prétend que le Masque de fer était  le frère jumeau de Louis XIV, ce qui aurait expliqué qu'on cache son visage autant que son nom ? Voltaire, complétée cette thèse au cours  de ses  éditions successives du Siècle de Louis XIV et de son Supplément (1751, 1752, 1753) à la Suite de l'Essai sur l'Histoire générale (1763) et aux Questions sur l'Encyclopédie (1770 et 1771).  Pour ajouter encore au piment de l'histoire, Voltaire prétendait qu'il se serait agit du frère jumeau né en premier (donc ainé) de Louis XIV que, pour une raison mal élucidée, Anne d'Autriche et Mazarin auraient écarté du trône et élevé dans un lieu secret. A la mort de Mazarin, Louis XIV aurait découvert le pot-aux-roses et décidé de prendre des précautions supplémentaires pour que l'affaire ne puisse être découverte.
Parmi  les autres  identifications : 
Le masque de faire était il le fils de Louis XIV et de Louise de La Vallière ?  Un fils indésirable d'Anne d'Autriche ? Le duc de Beaufort, si l'on en croit le poète dramatique Lagrange-Chancel, qui avait lui-même été incarcéré aux îles de Lérins, dans une lettre qu'il écrivit à Fréron ?  James de la Cloche, fils illégitime de Charles II d'Angleterre ?  L'érudit bordelais Anatole Loquin prétendit même qu'il s'agissait de Molière, dont l'insolence permanente aurait fini par déplaire au roi ?  Le bel Henri II de Guise, prince de Joinville et frère de Marie de Lorraine dite « Mlle de Guise » ? Le mystère excita l'imagination des hommes, dont le romancier Alexandre Dumas.

Pour s'en tenir aux faits avérés, le 19 novembre 1703, est mort à la Bastille un prisonnier ainsi mentionné sur le registre d'écrou de la prison, tenu par le lieutenant Étienne du Junca :
"Du même jour, lundy 19 novembre 1703, ce prisonnier inconnu, toujours masqué d'un masque de velours noir, que M. de Saint-Mars, gouverneur, avait amené avecque luy, en venant des illes Sainte-Marguerite, qu'il gardoit depuis longtemps, lequel s'étant trouvé un peu mal en sortant de la messe, il est mort le jour d'hui sur les dix heures du soir [...] et ce prisonnier inconnu gardé depuis si longtemps a été enterré le mardi à quatre heures de l'après-midi, 20 novembre dans le cimetière Saint-Paul, notre paroisse ; sur le registre mortuère on a donné un nom aussi inconnu que M. de Rosarges, major, et M. Reil, chirurgien, qui ont signé sur le registre. » avec cette adjonction en marge : « J'ai appris depuis qu'on l'avoit nommé sur le registre M. de Marchiel, qu'on a payé 40 livres d'enterrement. »

Les Archives nationales de France ont mis sur leur site web officiel les données relatives à une très importante découverte : les inventaires des biens et des papiers du geôlier de l’homme au masque de fer (l’un fait à la Bastille en 1708, l’autre fait en la citadelle de l’île Sainte-Marguerite en 1691, à proximité du prisonnier masqué, dont le notaire décrit la première cellule). Ces documents (64 et 68 pages), qui avaient été cherchés sans succès depuis plus d’un siècle, et que l’on croyait perdus, n’ont été découverts qu’en 2015, au sein des 100 millions de documents du Minutier central des notaires.


Blog de Jean-Jacques Handali